RECHERCHER SUR LA POINTE :

Autour d’une table, cinq univers et plusieurs générations de danseuses réunies par la chorégraphe. ©Cie Michèle Noiret

Lignes de fracture

En ce moment

Cinquante ans de danse depuis son entrée à Mudra, l’école de Béjart à Bruxelles; quarante ans – et presque autant de créations – avec sa compagnie: le parcours de Michèle Noiret aura marqué l’histoire de la danse belge, et bien au-delà de nos frontières.

Depuis La Crevèche qui signe ses débuts comme chorégraphe en 1986, l’artiste déploie son univers sensible, fait de précision extrême et de trouble savamment distillé. Ses explorations la mènent à expérimenter des mariages inédits entre danse et technologie. On se souvient des interactions mouvement-musique électroacoustique de In Between (2000). Sans oublier les images, un des ingrédients majeurs de la danse-cinéma qu’elle cisèle au fil des pièces.

In Between, Prix de la SACD en 2000. ©Sergine Laloux

Avec Lignes de fracture, qu’elle annonce comme la dernière création de sa compagnie, Michèle Noiret pour autant ne renonce à rien de ses fondamentaux: «chorégraphier l’invisible de nous-même, révéler ce ‘hors-champ’ qui sous-tend la vie». Ses intentions demeurent, de même que ses élans. Cette «dernière» n’est assurément pas un adieu. Plutôt un jalon dans le parcours singulier d’une artiste toujours désireuse de remettre en question sa démarche.

Sur le plateau des Tanneurs (théâtre auquel elle fut artiste associée de 2000 à 2006, avant de l’être au Théâtre national jusqu’en 2017), elle repart de la scénographie de Chambre blanche (2006). Vingt ans plus tard, cette chambre où peut se produire l’inattendu accueille cinq femmes – de générations diverses, jusqu’à 30 ans d’écart – et leurs singularités, le jaillissement leurs doutes et leurs désirs, leurs colères, leurs questions.

Lignes de fracture est créé par et avec Caterina Campo, Michèle Noiret, Sara Tan, Lise Vachon et Léa Vinette.

Les personnages chorégraphiques – figures emblématiques du répertoire de la créatrice – habitent au présent un lieu empli de souvenirs, d’expériences passées, et où forger une fiction en devenir. Dans cet espace-temps aux textures multiples, «les cinq interprètes nous embarquent dans leurs propres fantasmes, d’où s’éveille une folie douce et pernicieuse, celle qui sommeille en chacun de nous…»

Lignes de fracture, photo de répétition. © Sergine Laloux

Lignes de fracture, aux Tanneurs, à Bruxelles, du 3 au 7 novembre 2026.

Également le 21 avril 2027 aux Écuries de Charleroi danse, dans le cadre de Bodjî, festival de danse en Wallonie. Et le 12 juin 2027 au Festival Tours d’horizons – CCNT – Centre chorégraphique national de Tours (F)


Vous aimerez aussi

2/7
«Este Mundo», création de la chorégraphe Bouchra Ouizguen (Marrakech) et de la compagnie Dançando com a Diferença (Funchal), l’un des spectacles d’ouverture du 31e KFDA. ©Paulo Pimenta

Ce que nous dit ce monde

Émois

épisode 2/7

Yasmine Yahiatène (à l’avant-plan) et les quatre participantes de l’installation «Les châteaux de mes tantes », à découvrir à l’Espace Magh. ©Pauline Vanden Neste

Les châteaux de mes tantes

En ce moment
Sandrine Bergot, artiste, créatrice, cofondatrice en 2007 du Collectif Mensuel, prendra le 1er septembre la direction du Théâtre des Doms, vitrine de la création belge francophone à Avignon. ©Barbara Buchmann-Cotterot

Sandrine Bergot, cap sur les Doms

Grand Angle
Spectacle: DISCOFOOT , Chorégraphie: Petter Jacobsson et Thomas Caley. Avec les 24 danseurs du CCN – Ballet de Lorraine, un arbitre et trois juges artistiques DJ: Ben Unzip, Dans le cadre du Festival Montpellier Danse, Lieu: Place de la Comédie, Montpellier , le 30/06/2024

Discofoot, Roller Derviches et leçons tout public

Au large