
Tout terriblement, de Fabrice Melquiot: le vertige radiophonique de l’hyper-présent
Grand Angle29 juillet 2026 | Lecture 1 min.
Emilie Garcia GuillenQuelle est la genèse du cycle de créations radiophoniques Tout terriblement?
Fabrice MelquiotLe projet est né du travail mené avec Sophie Berger, réalisatrice son et romancière: des performances sur l’hyper-présent, qui allient production de textes et de son en direct. On a associé quatre théâtres: le Théâtre Molière de Sète, les Quinconces et L’Espal au Mans, le Théâtre Le Passage à Fécamp et les Amandiers à Nanterre. Blandine Masson, alors directrice de la fiction à France Culture, a accepté notre projet de fictions radiophoniques créées in situ et sur le vif. Sophie et moi arrivions le lundi dans chaque ville, avec un principe déterminé au préalable. On écrivait pendant la semaine et le samedi il y avait un rendez-vous public: ce que tu entends sur France Culture, c’est la captation du rendez-vous public.
Tu arrives avec une trame, une idée?
Que je définis toujours avec Sophie. Une idée, mais qui va pouvoir bouger. A Fécamp, par exemple, on ne connaissait pas la ville mais on avait lu des choses sur les personnes qui mettent fin à leurs jours en se jetant des falaises. Le théâtre de Fécamp organise un rendez-vous le lundi, à 9h : on se retrouve chez un ancien capitaine de gendarmerie, qui a passé une grande partie de sa vie à monter sur les falaises à la fois pour constater des suicides mais aussi, parfois, dans un espoir de les empêcher. On recueille les récits des habitants et des habitantes. Puis on fomente.
A Sète, où vous avez créé La nuit des temps, vous aviez déjà une idée précise ?
On a demandé à l’équipe du théâtre de nous donner une année, quelqu’un nous a dit : «1989», et l’enjeu de la semaine, c’était de raconter 1989 à partir de Sète. On a mis en place un répondeur téléphonique où des gens pouvaient laisser un souvenir de 1989. Sophie s’est emparée de ça, elle l’a transformé en éléments de narration. Ce principe de La nuit des temps, très simple, on l’avait déjà éprouvé une fois, au Méta, à Poitiers.
Je travaille au sein d’un atelier de création où mon travail de directeur artistique, c’est d’imaginer des dispositifs de rencontre entre des territoires (et leurs habitants) et des artistes qui viennent du théâtre, de la musique, du cirque, de la danse, des arts visuels et de la cuisine. Il y a toujours cette notion d’urgence dans ce qu’on invente. On subit chaque jour les effets de l’état d’urgence climatique; mettons nous en urgence sensible.
On perçoit fort, dans Tout terriblement, cette avidité de ce qui arrive…
Parce que tu es pris d’un beau vertige quand tu arrives le lundi, les mains vides ou presque. Tu sais que le samedi soir, tu as un rendez-vous et tout doit être écrit.
Peux-tu me de la performance enregistrée au Mans, Dédicaces?
Dans ma radio associative, quand j’avais une quinzaine d’années, j’animais l’émission «Dédicaces». Ces émissions existent depuis longtemps: tu appelles la radio pour dédicacer à l’antenne un morceau de musique. Le pari, c’était d’imaginer: s’il y avait une émission de dédicaces à France Culture, on ne se contenterait sans doute pas de dédicacer des chansons. On pourrait se dédicacer des trucs fous.
On pourrait se dédicacer des poèmes…
Des paysages sonores, des archives, des bouts d’interviews… Il y a plein d’histoires vraies, dans Dédicaces. C’est la seule performance où des acteurs se sont joints à nous.
Comment se passe le travail pendant la semaine de création?
Quand on arrive, la structure qui nous accueille facilite les rencontres avec les citoyens, les habitants. Je commence à écrire le texte dès le premier soir. Sophie écrit le son en parallèle. On se concerte beaucoup, tout le temps. Par exemple, à Sète, Sophie intègre le répondeur téléphonique made in Sète à l’intérieur de la fiction, pendant que moi je développe toute une fiction à partir de petites histoires que je glane in situ. Sophie travaille avec une base de données de 11 000 sons qu’elle a enregistrés elle-même et avec lesquels elle compose sa musique à elle.
Comment se passe le moment, au bout de deux jours, où vous vous dites «on va raconter ça», une fois que avez recueilli de la matière?
On pose toutes les hypothèses sur la table et on s’accorde sur celles qui nous semblent les plus probantes. Sophie n’est pas seulement quelqu’un du son, c’est aussi une romancière, avec un sens très aigu de la littérature. On oscille entre abandon et lucidité, en permanence, entre savoir-faire et étonnement. On essaie de se rapprocher de la façon qu’ont les enfants d’être au monde. On imagine des bribes de fictions, des fantômes d’histoire, on se dit «tiens on pourrait suivre cette piste – ou celle-là». Et tu opères sans cesse des choix, tu agences les matériaux et la forme se dessine, par petites touches. Et ça fonctionne à condition qu’il y ait plus d’enfance que d’ego, plus de légèreté que de pression, plus de confiance que d’angoisse.

Comment se déroule la fin de la semaine?
Le vendredi, on met en commun ce qu’on a écrit, on fait une générale entre nous, Sophie a la charge exclusive des enjeux techniques, qui est considérable, elle endosse tout ça et le samedi, on joue. Le public est installé dans le noir complet, le temps de la fiction; c’est le pari: on traverse la forme sonore en ne faisant rien d’autre. On ne fait pas la vaisselle en écoutant.
C’est marrant, parce que moi, j’ai justement écouté Dédicaces, l’épisode du Mans, en faisant la vaisselle. Et au bout d’un moment l’écoute m’a arrêtée. Il y a quelque chose de beau avec la fiction radiophonique dans cette possibilité d’être surpris par la concentration que ça permet, alors même que tu es pris dans un geste tout à fait banal et du quotidien.
J’adore!
Mais je comprends que quand tu écris, tu dois penser que les gens n’écouteront pas en faisant la vaisselle…
Et quand tu rallumes la lumière… ce qu’ils ont vu, entendu… les zones de mémoire où les projette cette infirmité consentie, ce truc : «fermons les yeux, jouons aux aveugles»… On sait que ça exacerbe les autres sens, mais ce n’est pas que la question des sens, c’est la question des empilements de mémoire à l’intérieur de soi. Ça ne va pas connecter les mêmes zones. Et c’est fou.
Comment vivez-vous, de votre côté, cette performance?
un système de pendrillons pour que je ne sois pas à vue. J’ai une toute petite lumière dans le noir, un pupitre, je suis debout. Et je lis en direct. Sophie mixe au diapason.
Ce qui m’a vraiment frappée dans ces pièces, c’est leur côté extrêmement intime. On a vraiment l’impression d’être sur un fil très fragile. C’est à la fois très intérieur et à très relié au monde.
Ce sont des formes qui viennent du noir, du noir complet. Parce qu’évidemment, le texte, tu ne peux pas l’apprendre par cœur, tu en as achevé l’écriture la veille au soir. Et Sophie mixe en direct : ce n’est pas pré-écrit, pré-enregistré, c’est du live.
Donc, on est dans une nécessité de s’écouter l’un l’autre de façon hyper aiguë. Ce qui rend l’exercice encore plus délicat, c’est que tu crées chaque forme en cinq jours, tu n’as aucune recul et peu de temps de répétitions. Mais c’est aussi l’une des expériences artistiques les plus puissantes, les plus fortes qui soient.
Ce que je trouve intéressant dans vos fictions, c’est qu’il y a tout ce travail sur le présent et tout ce travail aussi sur une sorte de mémoire collective. Il y une forme de moi éclaté, de porosité. On est dans des échos, un ensemble d’échos qui viennent de partout, du quotidien, du sport, de l’art, mais aussi de la vie…
C’est aussi ce que la radio nous permet : ne pas opérer de hiérarchie dans nos influences, dans ce qui fait notre culture. Moi, je sais que je viens de Bruce Lee, de Stallone. Mes références d’ado sont celles-là bien plus que des références littéraires. Un certain cinéma d’action, des chansons populaires. Et ça s’ajoute à tout ce que j’ai lu depuis.
Est-ce que ce dispositif-là de l’urgence et en même temps de l’attention à ce qui est là ne renforce pas cette liberté, cette spontanéité? Est-ce que ça ne permet pas d’avoir moins à réfléchir à «quel est mon propos»?
Pendant des années, je nourrissais un complexe vis-à-vis d’auteurs qui me semblaient avoir beaucoup à dire. Et moi, je trimballais le sentiment que je n’avais pas rien à dire, mais tout à écouter.

Je pense que moins on se connaît, mieux on se porte ; je ne sais pas grand-chose de moi-même et ça me convient. Cette démarche m’a permis d’éclairer une chose: je ne peux écrire que si j’écoute, que si j’ai une écoute suffisamment aiguë des autres et de la manière dont ils me renvoient à des mémoires ignorées. Je crois au dehors, à ce mouvement du dehors vers le dedans.
Dans les différentes pièces, on a en effet le dehors qui rentre : les choses arrivent, pénètrent cet espace de l’intime et de l’écoute intime et de la relation intime que tu crées, toi qui écoutes, avec celui qui parle. C’est le monde qui te percute et c’est ça qui est très beau. Pour revenir à la création de Tout terriblement, tu disais que tu as l’habitude de travailler avec des dispositifs de contrainte…
J’ai l’impression que la contrainte est toujours fertile. Il y a un rapport à l’écriture qui devient très ludique.
C’est pour ça que j’aime écrire pour le théâtre: le théâtre nous rappelle à quel point le langage est à la fois un lieu à habiter et un moyen d’action. Dans un temps où on fait tout mentir, c’est très important de se le rappeler: parler, c’est agir.
Dans Dédicaces, par exemple, je vois aussi du jeu: de la divagation mais en même temps, et c’est ce qui nous tient aussi quand on écoute, une intrigue. On est pris à la fois par des associations et par un plaisir presque enfantin: qu’est-ce qui va se passer?
Michel Vinaver a émis l’hypothèse qu’il y a deux types de structures d’histoires majoritaires: la pièce machine et la pièce paysage. La pièce machine, c’est celle qui fait l’essentiel de la fiction aujourd’hui: exposition, enchaînement de scènes, rapports de causalité, tension dramatique, climax, dénouement. Il y a heureusement des exceptions, je pense à Atteintes à sa vie de Crimp, pour évoquer une pièce de théâtre ou bien encore à la série The Leftovers par exemple, qui est assez paysagère: l’identité des personnages est instable, on a l’impression de tableaux davantage que de scènes, on assume la discontinuité, une chronologie aléatoire. Il n’y a pas forcément une intrigue, mais des narrations modulées, les cercles de sens sont plus flous… Comme la plupart des auteurices, j’espère une fusion entre les deux modèles, une alliance, un équilibre entre la machine et le paysage, ou pour le dire autrement entre la promenade et l’enquête. L’enquête fait de toi cette sorte de détective qui (se) pose des questions.
Et puis soudain, lassé d’enquêter, tu accroches ton imperméable au porte-manteau et tu vas «fumer une clope », comme le font régulièrement certains personnages dans The Leftovers, ce que j’adore. Je trouve ça toujours salutaire d’entretenir le paysage dans la machine. Dans la pièce-machine, on te tient par la main: «Mène l’enquête avec moi!». Dans la pièce-paysage, on te lâche la main: « Va faire un tour!».
D’où vient ce titre : Tout Terriblement?
Il vient d’Apollinaire:
«Homme / vous trouverez ici une nouvelle représentation / de l’univers / en ce qu’il a de plus poétique / et de plus moderne / homme / homme / homme / homme / homme /
Laissez / vous / aller / à cet art où le sublime / n’exclut pas le charme et l’éclat /
ne brouille pas la nuance / c’est l’heure ou jamais / d’être sensible / à la poésie /
car elle domine / tout terriblement.»
Ces semaines de travail mettent dans un état d’intensité. Tout Terriblement, ça disait l’urgence. Au fond, c’est ce qu’on cherche quand on va au théâtre, quand on écrit, quand on joue : une autre intensité de présence au monde. Implicitement, dans ce titre, j’entends une invitation, une injonction bénéfique: souvenez-vous de tout terriblement, vivez, revivez tout terriblement, sentez et inventez tout terriblement.
Ces pièces sont en effet traversées par du tout. Et finalement, l’impression de n’avoir rien à dire dont tu parlais est peut-être ce qui permet ce débordement par le tout, cette déferlante du tout…
Moi je n’ai jamais été aussi en paix…
Avec le fait d’avoir rien à dire?
Oui! Et c’est la collaboration, le travail collectif, l’échange, qui enrayent la peur, le besoin de sécurité ou le désenchantement ambiant. Je crois primordial, en ces temps où une menace d’ordre idéologique pèse sur la culture, de renforcer la coopération et le dialogue, la différence et le dissensus, au cœur du travail artistique.
Certes, l’écriture est œuvre de solitude, mais c’est une solitude qui est toujours surpeuplée de voix. Je n’ai jamais été témoin d’une faillite de cette opération élémentaire et pourtant nécessaire à tout: celle qui consiste à asseoir plusieurs personnes autour de la même table afin qu’elles habitent, pour un temps donné, des réalités, des rêves, des doutes. Et qu’ensemble, elles donnent une forme aux questions qui les nourrissent. Être ensemble, pour faire ensemble, à l’écoute.
Vous aimerez aussi

Vive le sujet: brèves audaces
Au large19 juillet 2026 | Lecture 4 min.

Bwanga Pilipili & Noria Ouali
Grand Angle6 juillet 2026 | Lecture 2 min.
épisode 12/13

Obsession, Festival et Féminisme
Émois2 juin 2026 | Lecture 6 min.

Comment se décentrer?
Émois16 mai 2026 | Lecture 6 min.
épisode 6/7

Le Kunsten, une épreuve du temps
Émois13 mai 2026 | Lecture 4 min.
épisode 5/7

Au confluent des Odyssées noires
Émois12 mai 2026 | Lecture 7 min.
épisode 4/7

Le subjectif sous l’objectif
Émois10 mai 2026 | Lecture 3 min.
épisode 3/7

Ce que nous dit ce monde
Émois9 mai 2026 | Lecture 3 min.
épisode 2/7

Journal de Kunsten #1
Émois10 avril 2026 | Lecture 3 min.
épisode 1/7

Créer des secousses
Grand Angle2 avril 2026 | Lecture 1 min.

Travailler, créer… s’acharner et s’épuiser
Grand Angle31 mars 2026 | Lecture 10 min.
épisode 6/6

Malaise dans la civilisation
Émois7 mars 2026 | Lecture 3 min.

Prendre le temps… pour créer
Grand Angle4 mars 2026 | Lecture 10 min.
épisode 5/6

My Ström, chez Les Passagées
En ce moment11 février 2026 | Lecture 3 min.

Soutenir les tentatives… ou comment les diffuser?
Grand Angle2 février 2026 | Lecture 9 min.
épisode 4/6

Une lessiveuse extratemporelle
Émois16 janvier 2026 | Lecture 6 min.
épisode 5/6

David Murgia & Odile Gilon
Grand Angle21 décembre 2025 | Lecture 2 min.
épisode 9/13

Réinventer... soi, sa production, son projet
Grand Angle12 décembre 2025 | Lecture 8 min.
épisode 3/6

Du plaisir du théâtre
Grand Angle18 novembre 2025 | Lecture 1 min.

Kassia Undead
En ce moment2 novembre 2025 | Lecture 3 min.

Créer toujours plus… Avec toujours moins?
Grand Angle29 octobre 2025 | Lecture 7 min.
épisode 2/6

Un retour en Yougoslavie
En ce moment10 octobre 2025 | Lecture 2 min.

Les étincelles de la saison 24-25
En ce moment6 octobre 2025 | Lecture 4 min.

Soutenir les désirs artistiques, à quel prix?
Grand Angle26 septembre 2025 | Lecture 2 min.

Mercedes Dassy
En ce moment26 septembre 2025 | Lecture 2 min.

Nicolas Mouzet Tagawa & Pierre Brasseur
Grand Angle17 juillet 2025 | Lecture 2 min.
épisode 7/13

Des milliers de raisons de vivre
Grand Angle16 juillet 2025 | Lecture 7 min.

Voir la mer et survivre
Émois8 juillet 2025 | Lecture 4 min.

Trouble #13: Invocations et évocations
Grand Angle12 juin 2025 | Lecture 6 min.

Simon Thomas & David Berliner
Grand Angle2 juin 2025 | Lecture 2 min.
épisode 5/13

Concret-abstrait, et vice-versa
Émois30 mai 2025 | Lecture 5 min.

KFDA, 30 ans
Grand Angle25 mai 2025 | Lecture 2 min.

De l’exil et de la censure
Grand Angle24 mai 2025 | Lecture 2 min.

La pratique de plumassière
En chantier21 avril 2025 | Lecture 2 min.

Louise Vanneste, de la boîte noire au plein jour
Au large14 avril 2025 | Lecture 7 min.

Tac au tac
En ce moment15 mars 2025 | Lecture 2 min.

Puissances seules
En ce moment11 mars 2025 | Lecture 2 min.

RAGE
En ce moment7 mars 2025 | Lecture 2 min.

Salutations Mistinguettes
En ce moment7 mars 2025 | Lecture 2 min.

Véronique Clette-Gakuba & Zora Snake
Grand Angle5 mars 2025 | Lecture 2 min.
épisode 4/13

Laurence Rosier & Emilienne Flagothier
Grand Angle12 février 2025 | Lecture 2 min.
épisode 3/13

Décloisonner l’opéra
En chantier6 février 2025 | Lecture 1 min.

«Quelque chose de paisible, de tranquille et de beau»
En ce moment30 janvier 2025 | Lecture 1 min.
épisode 2/6

Pierre Lannoy & Claude Schmitz
Grand Angle26 janvier 2025 | Lecture 2 min.
épisode 2/13

Poèmes et Tango
En chantier2 janvier 2025 | Lecture 3 min.
épisode 1/3

Les châteaux de mes tantes
En ce moment2 décembre 2024 | Lecture 2 min.

État du monde
En ce moment23 septembre 2024 | Lecture 2 min.

Brûler, autour de Lucy
En chantier12 septembre 2024 | Lecture 12 min.

Au Brass
En ce moment8 septembre 2024 | Lecture 3 min.

Art et migration
Grand Angle2 septembre 2024 | Lecture 2 min.

Extimité.s par Zéphyr
Émois20 août 2024 | Lecture 3 min.
épisode 3/6

Et si Hansel avait consenti à être cuit vivant
Émois11 août 2024 | Lecture 5 min.
épisode 2/6

Sandrine Bergot, cap sur les Doms
Grand Angle25 juillet 2024 | Lecture 2 min.

Les hauts et les bas d’un théâtre de crise climatique à Avignon
Grand Angle22 juillet 2024 | Lecture 9 min.

Juana Ficción, chronique d’une disparition
Émois20 juillet 2024 | Lecture 4 min.

La petite fille sans nom
Au large17 juillet 2024 | Lecture 2 min.

Discofoot, Roller Derviches et leçons tout public
Au large9 juillet 2024 | Lecture 4 min.

[PODCAST] Louise Baduel dans les paradoxes de l'écologisme
En chantier6 juin 2024 | Lecture 2 min.
épisode 10/10

Quelle place pour la culture dans les partis?
Grand Angle1 juin 2024 | Lecture 12 min.

Le festival TB²
En ce moment31 mai 2024 | Lecture 3 min.

Théâtre au Vert
En ce moment31 mai 2024 | Lecture 2 min.

Nacera Belaza
En chantier28 mai 2024 | Lecture 2 min.

Idio Chichava au KFDA: découverte majeure
Émois19 mai 2024 | Lecture 5 min.

[PODCAST] KFDA 2024 L'art public selon Anna Rispoli
En chantier18 mai 2024 | Lecture 2 min.
épisode 2/2

[PODCAST] 13 ans de création aux Brigittines racontés dans un livre
En chantier3 mai 2024 | Lecture 1 min.
épisode 9/10

Louise Baduel et Michèle Noiret
En ce moment23 avril 2024 | Lecture 2 min.

Second souffle
En chantier18 avril 2024 | Lecture 1 min.

[VIDÉO] COLLEUSES FÉMINISTES ET COLÈRE DANS L’ESPACE PUBLIC AU THÉÂTRE VARIA
En chantier11 avril 2024 | Lecture 1 min.

Ma déficience visuelle ne devrait pas être un frein
Émois10 avril 2024 | Lecture 1 min.
épisode 1/1

Tu l'as trouvé où, ce spectacle?
En ce moment19 février 2024 | Lecture 2 min.

Mutualiser… une (nouvelle) politique culturelle?
Grand Angle18 février 2024 | Lecture 4 min.

Janine Godinas
Grand Angle18 janvier 2024 | Lecture 1 min.

Cherche employé·e de bureau
Grand Angle19 décembre 2023 | Lecture 12 min.

Comment l'école broie les Kévin
Grand Angle13 décembre 2023 | Lecture 1 min.

«Plonger», ou l'éloge de la suspension
En ce moment12 décembre 2023 | Lecture 1 min.

[VIDÉO] Théâtre et quartiers populaires avec Yousra Dahry
Grand Angle16 novembre 2023 | Lecture 2 min.

[PODCAST] Arco Renz et Danielle Allouma en spirales hypnotiques
En chantier8 novembre 2023 | Lecture 2 min.
épisode 8/10

[PODCAST] Chloé Beillevaire et Sabina Scarlat, bouffonnes en collants
En chantier8 novembre 2023 | Lecture 2 min.
épisode 7/10

[PODCAST] Karine Ponties au confluent du réalisme et de l'abstraction
En chantier8 novembre 2023 | Lecture 2 min.
épisode 6/10

[PODCAST] Le pouvoir des ondes sonores avec Marielle Morales
En chantier8 novembre 2023 | Lecture 1 min.
épisode 5/10

Sur la vieillesse au théâtre
Grand Angle30 octobre 2023 | Lecture 11 min.

En écoutant Tous à poil! Histoire de la nudité
En ce moment30 octobre 2023 | Lecture 1 min.

Macbeth au Shakespeare’s Globe
Au large17 octobre 2023 | Lecture 3 min.

L’Amour c’est pour du beurre
En ce moment16 octobre 2023 | Lecture 2 min.

L'appel des champignons
Au large9 octobre 2023 | Lecture 3 min.

Prendre soin, par le théâtre aussi
En ce moment4 octobre 2023 | Lecture 1 min.

Danse Avec les Foules
En ce moment2 octobre 2023 | Lecture 1 min.

Hippocampe
En ce moment29 septembre 2023 | Lecture 2 min.

La sentinelle du sens
Grand Angle29 août 2023 | Lecture 1 min.
épisode 3/10

Théâtre au Vert: diversité, simplicité, sincérité
En ce moment19 août 2023 | Lecture 1 min.

Réhabilitons Welfare, le spectacle mal-aimé d’Avignon 2023
Émois3 août 2023 | Lecture 11 min.

Violence symbolique et agressions réelles
Émois28 juillet 2023 | Lecture 6 min.

À Avignon, Julien Gosselin nous a percutés
Émois23 juillet 2023 | Lecture 8 min.

Drame familial sur fond d'imaginaire décolonisé
Grand Angle17 juillet 2023 | Lecture 1 min.

Place aux narrations féministes
En ce moment13 juillet 2023 | Lecture 12 min.

Retour sur l'Auberge Cabaret Bethléem
Émois10 juillet 2023 | Lecture 4 min.
épisode 1/1

Avignon, le festival, et moi
En ce moment4 juillet 2023 | Lecture 1 min.

Cinq spectacles québécois en rafale au FTA et au Carrefour
Au large30 juin 2023 | Lecture 13 min.

Échappées urbaines
En ce moment12 juin 2023 | Lecture 2 min.

Depuis que tu n’as pas tiré
En ce moment24 mai 2023 | Lecture 2 min.

Garder l'enfance allumée
Grand Angle15 mai 2023 | Lecture 7 min.

Hormur: une plateforme pour créer dans des lieux insolites
En chantier15 mai 2023 | Lecture 1 min.

Le KFDA commence fort avec Angela, a strange loop
Émois13 mai 2023 | Lecture 4 min.

Serge Aimé Coulibaly, danser ici et ailleurs
Au large28 avril 2023 | Lecture 1 min.

Créer ensemble dans la ville
Au large24 avril 2023 | Lecture 0 min.
épisode 6/6

Des forêts et des sardines
Grand Angle21 avril 2023 | Lecture 7 min.

[VIDÉO] Boucles infinies avec Arco Renz et Danielle Allouma
En chantier18 avril 2023 | Lecture 1 min.

Le collectif suisse BPM déploie son irrésistible «Collection»
Émois17 avril 2023 | Lecture 5 min.

[VIDÉO] Chloé Beillevaire et Sabina Scarlat, étonnantes «folles du roi»
En chantier12 avril 2023 | Lecture 1 min.

[VIDÉO] L'ART SUBTIL DE LA RELAX PERFORMANCE AVEC SIDE-SHOW
En chantier30 mars 2023 | Lecture 1 min.

Indiscipline à Knokke!
En ce moment29 mars 2023 | Lecture 2 min.

Abdel Mounim Elallami, un premier solo, un premier prix!
Au large27 mars 2023 | Lecture 0 min.
épisode 3/6

[VIDÉO] LE BANAL SUBLIMÉ AVEC KARINE PONTIES
En chantier20 mars 2023 | Lecture 2 min.

[VIDÉO] Entre l'audible et l'invisible avec Marielle Morales
En chantier15 mars 2023 | Lecture 1 min.

Ces paroles qui nous rassemblent
Grand Angle7 mars 2023 | Lecture 1 min.
épisode 2/10

Carte noire nommée désir
Émois20 février 2023 | Lecture 4 min.
épisode 7/15

Rabelais revient à la charge
Grand Angle18 février 2023 | Lecture 1 min.
épisode 1/10

Vite, un jardin!
En ce moment7 février 2023 | Lecture 1 min.

Okraïna Records fête ses dix ans!
Grand Angle17 janvier 2023 | Lecture 1 min.

Tervuren
En chantier13 janvier 2023 | Lecture 4 min.

Philippe Grombeer et les Halles
En ce moment10 janvier 2023 | Lecture 4 min.

Morel, c’est quelqu’un!
Grand Angle10 janvier 2023 | Lecture 1 min.

La puissance des langues vernaculaires
Au large15 novembre 2022 | Lecture 2 min.

Méduse.s par le collectif La Gang
Grand Angle11 novembre 2022 | Lecture 10 min.
épisode 2/3

Que nos enfants soient des géants
Au large7 novembre 2022 | Lecture 1 min.

Créer pour faire advenir le female gaze
Grand Angle27 octobre 2022 | Lecture 6 min.
épisode 1/3

Déplacer l’espace du théâtre dans les cours familiales
Au large24 octobre 2022 | Lecture 1 min.

Cinéaste et thérapeute corporelle
Grand Angle14 octobre 2022 | Lecture 1 min.
épisode 18/18

Donner sa place au public
Au large12 octobre 2022 | Lecture 2 min.

[VIDÉO] En immersion avec Tumbleweed aux Brigittines
En chantier1 octobre 2022 | Lecture 1 min.

Un nouveau prix au Burkina Faso!
Au large28 septembre 2022 | Lecture 4 min.

Trouver un lieu pour y faire du théâtre
Grand Angle17 septembre 2022 | Lecture 1 min.

Graphiste-illustratrice et plasticienne
Grand Angle14 août 2022 | Lecture 1 min.
épisode 16/18

Still Life fait régner le théâtre sans paroles à Avignon
Grand Angle23 juillet 2022 | Lecture 1 min.

Koulounisation de Salim Djaferi
En ce moment16 juillet 2022 | Lecture 1 min.

Accompagner plutôt que programmer
Grand Angle3 juillet 2022 | Lecture 7 min.

Circassienne, le saut dans le vide
Grand Angle3 juillet 2022 | Lecture 4 min.
épisode 3/3

Comédien et guide à l’Africa Museum de Tervuren
Grand Angle1 juillet 2022 | Lecture 1 min.
épisode 15/18

Un festival au grand jour
Au large5 juin 2022 | Lecture 3 min.

Compositrice-interprète et responsable de revue
Grand Angle1 juin 2022 | Lecture 1 min.
épisode 14/18

Entrer et voir le bar
Grand Angle30 mai 2022 | Lecture 1 min.

«T’inquiète pas, je te rattrape»
Grand Angle30 mai 2022 | Lecture 4 min.
épisode 2/3

L'échec vu du public
En chantier28 mai 2022 | Lecture 3 min.
épisode 3/4

Démontage du chapiteau patriarcal
Grand Angle10 mai 2022 | Lecture 6 min.
épisode 1/3

Gestionnaire le matin et artiste l'après-midi
Grand Angle9 mai 2022 | Lecture 1 min.

Même pas mort le répertoire
En ce moment2 mai 2022 | Lecture 2 min.

La fascination du mal
En ce moment1 mai 2022 | Lecture 1 min.

Guyane, Liban, Iran, Japon...
En ce moment1 mai 2022 | Lecture 1 min.

De la musique à la danse de luttes
En ce moment21 avril 2022 | Lecture 1 min.

D'ici et d'ailleurs
En ce moment14 avril 2022 | Lecture 1 min.

Comédien et formateur en entreprise
Grand Angle25 mars 2022 | Lecture 1 min.
épisode 7/18

Archipel
En ce moment23 mars 2022 | Lecture 4 min.

Déboires assumés
En chantier31 janvier 2022 | Lecture 8 min.
épisode 1/4

Acteur et plombier/chauffagiste
Grand Angle28 décembre 2021 | Lecture 1 min.
épisode 2/18

Diriger un théâtre: un geste politique
Grand Angle28 décembre 2021 | Lecture 2 min.

Un spectacle par ses costumes
En ce moment16 septembre 2021 | Lecture 5 min.






























































































